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Le lièvre en Europe

Le lièvre en Roumanie : un gibier historique sous quotas

En Roumanie, le lièvre de plaine est le lièvre d'Europe (Lepus europaeus), l'« iepurele-de-câmp » de la loi de la chasse, qui en fixe la période de chasse dans son annexe[1]. Pendant plus d'un demi-siècle, il a été le principal gibier du pays, par ses effectifs comme par sa répartition sur tout le territoire[3]. Sa gestion repose sur des effectifs évalués chaque année et des quotas de prélèvement approuvés par l'État[1][2].

Groupe de lièvres bondissant pendant la période de reproduction, Elbsee (Bavière, Allemagne) — photo d’illustration
Lièvre d’Europe sauvage, photo d’illustration (pas un animal de l’élevage GIBIS) : Axel Drathschmidt8, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Un gibier majeur, en recul dans les plaines du sud

Selon une étude de l'université des sciences agronomiques et de médecine vétérinaire de Bucarest publiée en 2022, les chasseurs de tout le pays alertent depuis une décennie sur le déclin du lièvre et du faisan, et le faisan semble avoir pris la place du lièvre comme principal gibier[3]. Les auteurs jugent la baisse particulièrement nette dans les plaines du sud, où dominent les grandes monocultures, le machinisme et un usage important d'herbicides ; ils évoquent aussi le climat, les rapaces et l'essor du chacal doré[3].

Le cas du județ de Giurgiu

La même étude analyse les données officielles du ministère de l'Environnement pour le județ de Giurgiu, au sud de Bucarest, entre 2016 et 2021[3]. Les effectifs évalués de lièvres y passent de 31 003 à 25 934 individus, et le nombre de lièvres prélevés de 2 384 à 1 514, avec un minimum de 1 252 en 2020[3]. Les quotas approuvés baissent dans le même temps de 3 240 à 1 710[3].

Les auteurs s'interrogent toutefois sur la fiabilité de ces chiffres officiels, jugés plus rassurants que la situation de terrain[3]. Pour la biologie de l'espèce, voir notre fiche Lièvre d'Europe.

Qui gère la chasse en Roumanie ?

La loi n° 407/2006 confie l'administration de la faune cinégétique à l'autorité publique centrale chargée de la chasse, l'« administrateur »[1]. Les territoires de chasse (fonduri cinegetice) sont attribués en gestion à des personnes morales roumaines titulaires d'une licence, les gestionnaires : associations de chasseurs, administration forestière ou autres structures agréées[1][3]. L'administrateur publie chaque année des données sur les populations de gibier et les prélèvements[1].

La période de chasse du lièvre est fixée par l'annexe n° 1 de la loi, pour tout le pays[1]. La loi interdit notamment de chasser le lièvre aux points d'affouragement ou entre le coucher et le lever du soleil[1]. Nous ne reproduisons pas les dates : consultez le texte en vigueur.

Évaluation des effectifs et quotas de prélèvement

Chaque année, l'administrateur approuve par espèce et par gestionnaire une « cote de recoltă », c'est-à-dire le nombre d'animaux qui peuvent être prélevés sur un territoire[1]. Le ministère de l'Environnement, des Eaux et des Forêts décrit la procédure : les gestionnaires réalisent l'évaluation des espèces sédentaires, coordonnée par les gardes forestières (gărzile forestiere) selon des instructions approuvées par arrêté ministériel en 2022, puis les données sont vérifiées et centralisées par territoire et par județ[2]. La loi interdit de fournir des informations erronées sur les effectifs[1].

Repeuplement : ce que prévoit la loi

La loi roumaine encadre explicitement le repeuplement. Le peuplement d'un territoire avec des animaux importés d'une espèce indigène nécessite l'approbation de l'autorité publique centrale chargée de la sylviculture, sur la base d'une certification de leur qualité génétique par une institution scientifique à activité cynégétique, et avec l'accord de l'autorité chargée de l'environnement[1]. Il est interdit de repeupler avec des animaux malades, dégénérés ou issus d'élevages destinés à d'autres fins[1].

Pour l'application concrète de ces règles, renseignez-vous auprès du ministère de l'Environnement, des Eaux et des Forêts. Notre guide de la remise en nature du lièvre rappelle qu'un apport d'animaux ne remplace ni l'habitat ni le suivi. GIBIS, éleveur de gibier installé à Chatte, en Isère, y élève des levrauts et propose aussi des lièvres de capture d'Europe centrale : voir nos lièvres.

Questions fréquentes

Qui fixe la période de chasse du lièvre en Roumanie ?

La loi de la chasse n° 407/2006 elle-même, dans son annexe n° 1, pour tout le pays[1]. Consultez le texte en vigueur pour les dates.

Comment sont fixés les prélèvements de lièvres ?

Par des quotas approuvés chaque année par l'administrateur de la faune cinégétique, par espèce et par gestionnaire, après une évaluation des effectifs[1][2].

Le lièvre décline-t-il en Roumanie ?

Une étude de 2022 décrit un déclin net dans les plaines du sud ; dans le județ de Giurgiu, les effectifs évalués passent de 31 003 à 25 934 lièvres entre 2016 et 2021[3].

Peut-on repeupler avec des lièvres importés ?

La loi soumet ce peuplement à une approbation ministérielle et à une certification génétique[1]. Renseignez-vous auprès du ministère de l'Environnement, des Eaux et des Forêts.

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Sources

Cette fiche résume des sources publiques consultées lors de sa rédaction ; elle ne remplace ni les textes en vigueur ni l’avis de l’autorité compétente.

  1. [1]Legea nr. 407 din 9 noiembrie 2006 a vânătorii și a protecției fondului cinegetic (formă consolidată) · Portal legislativ al Ministerului Justiției (legislatie.just.ro) · legislatie.just.ro
  2. [2]Referat de aprobare — proiect de ordin privind aprobarea cotelor de recoltă pentru specia Căprior, perioada de vânătoare 2025–2026 · Ministerul Mediului, Apelor și Pădurilor — Direcția Biodiversitate · mmediu.ro
  3. [3]Study regarding the evolution of some sedentary game populations in Giurgiu County (Gheța, Maftei, Posan, Vlad, Nicolae — Scientific Papers. Series D. Animal Science, vol. LXV, n° 2, 2022) · University of Agronomic Sciences and Veterinary Medicine of Bucharest · animalsciencejournal.usamv.ro
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