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Encyclopédie du gibier

Lièvre d'Europe

Lepus europaeus (Pallas, 1778). Grand lagomorphe des plaines cultivées, solitaire et coureur, aux longues oreilles terminées de noir. Il ne creuse pas : il se couche à même le sol dans un gîte et met bas des levrauts déjà poilus, les yeux ouverts — un gibier que l'on croit connaître et qui surprend.

Lièvre d'Europe

À ne pas confondre avec le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), d'un genre différent : le lièvre est plus grand, solitaire, ne creuse pas de terrier et met bas au sol des levrauts poilus, les yeux ouverts, tandis que le lapin vit en colonie, creuse une garenne et donne des petits nus et aveugles. Pour le lapin, voir Lapin de garenne ; pour nos animaux, voir nos lièvres.

Description

Le lièvre d'Europe est un grand lagomorphe élancé de 55 à 65 cm de longueur tête-corps, pour une masse comprise entre 3,5 et 5 kg — sensiblement plus grand et plus lourd qu'un lapin de garenne.[7][8] Le pelage est fauve à brun-gris, plus clair sur les flancs, avec un ventre blanc crème ; la queue, courte, est noire dessus et blanche dessous.[7] Les traits les plus caractéristiques sont les longues oreilles de 11 à 14 cm, nettement plus longues que la tête et terminées d'une pointe noire franche, et les longues pattes postérieures (pied de 13 à 16 cm) qui portent toute la puissance de course de l'animal.[7][8] Face au lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), le lièvre est plus grand, aux oreilles plus longues à pointe noire et aux membres postérieurs bien plus développés, et il mise sur sa vitesse à découvert plutôt que sur la fuite vers un abri souterrain ; pour le détail de cette confusion fréquente, voir lapin de garenne.[7][8] Les grands yeux placés haut et latéralement offrent un champ de vision quasi panoramique, adapté à une vie exposée en terrain découvert.[2][8]
Lièvre d'Europe de profil montrant les longues oreilles à pointe noire et les longues pattes

Taille et masse

55 à 65 cm tête-corps pour 3,5 à 5 kg — nettement plus grand qu'un lapin de garenne.[7][8]

Longues oreilles à pointe noire

11 à 14 cm, plus longues que la tête et terminées de noir : le critère d'identification immédiat.[7][8]

Longues pattes postérieures

Pied de 13 à 16 cm : la mécanique de course qui distingue le coureur du fouisseur.[7][8]

Queue noire et blanche

Courte queue noire dessus, blanche dessous ; ventre blanc crème et pelage fauve.[7]

Taxonomie et systématique

L'espèce a été décrite par le naturaliste allemand Peter Simon Pallas en 1778, sous le nom de Lepus europaeus, qui reste le protonyme valide.[6][3] Comme l'animal n'a jamais été transféré hors de son genre d'origine, l'autorité s'écrit sans parenthèses : Lepus europaeus Pallas, 1778 — à la différence du lapin de garenne, reclassé et donc cité entre parenthèses.[3][14] Le genre Lepus, érigé par Carl von Linné en 1758, réunit les véritables lièvres, dont une trentaine d'espèces à travers le monde ; le lièvre d'Europe est parfois rattaché au sous-genre Eulagos.[5][3] Il appartient à l'ordre des Lagomorpha, et non des Rongeurs : les lagomorphes possèdent une seconde paire de petites incisives supérieures — les dents en cheville, situées derrière les grandes incisives —, caractère qui les sépare des rongeurs.[7][2] La famille des Leporidae est partagée avec les lapins, mais le genre diffère : Lepus pour les lièvres, Oryctolagus pour le lapin de garenne.[3][5] En français, le mâle est le « bouquin », la femelle la « hase » — mot emprunté à l'allemand —, et le jeune le « levraut » ; le verbe « bouquiner » désigne la poursuite nuptiale du printemps.[11]
Lièvre d'Europe adulte, genre Lepus de la famille des Leporidae

Protonyme

Lepus europaeus Pallas, 1778 — jamais reclassé, d'où l'autorité sans parenthèses.[6][3]

Bouquin, hase, levraut

Le mâle est le bouquin, la femelle la hase (de l'allemand), le jeune le levraut.[11]

Un lagomorphe, pas un rongeur

Deux paires d'incisives supérieures (dents en cheville) séparent les lagomorphes des rongeurs.[7][2]

Genre Lepus

Genre des vrais lièvres (Linné, 1758) ; le lièvre d'Europe est parfois rangé dans le sous-genre Eulagos.[5][3]

Répartition et aire introduite

Le lièvre d'Europe occupe naturellement une vaste aire allant de l'Europe occidentale et centrale jusqu'à l'Asie occidentale, de la Grande-Bretagne et la France à l'ouest vers l'Ukraine, le Caucase et le nord du Moyen-Orient à l'est.[1][8] C'est une espèce de plaine, associée aux paysages ouverts, aux steppes et surtout aux terres agricoles tempérées.[1][12] L'homme l'a largement transporté au-delà de cette aire : le lièvre d'Europe a été introduit avec succès en Irlande, dans le sud-est du Canada et le nord-est des États-Unis, en Argentine et au Chili, en Australie et en Nouvelle-Zélande, ainsi que sur diverses îles.[8][15] Dans plusieurs de ces régions — notamment en Amérique du Sud et en Australie — il est aujourd'hui considéré comme une espèce introduite envahissante, concurrente de la faune locale et responsable de dégâts agricoles.[15] En France, il est présent sur l'ensemble du territoire de plaine, de la Drôme aux grandes plaines céréalières du Bassin parisien, et constitue l'un des gibiers de plaine les plus emblématiques.[13][4]
Carte de répartition du lièvre d'Europe (Lepus europaeus) : aire native et zones d'introduction

Aire native

De l'Europe occidentale et centrale à l'Asie occidentale, jusqu'au Caucase et au Moyen-Orient.[1][8]

Introduit sur d'autres continents

Amérique du Nord et du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande et diverses îles.[8][15]

Envahissant ailleurs

Considéré comme introduit envahissant en Amérique du Sud et en Australie.[15]

Partout en plaine française

Présent sur tout le territoire de plaine, gibier de plaine emblématique en France.[13][4]

Habitat, gîte et domaine vital

Le lièvre d'Europe est avant tout un animal des milieux ouverts : plaines cultivées, prairies, steppes, landes et lisières, avec une préférence marquée pour les mosaïques agricoles associant cultures, jachères, haies et bandes enherbées.[1][12] À la différence du lapin de garenne, il ne creuse pas de terrier : il passe le jour tapi dans un « gîte », simple dépression qu'il façonne à même le sol dans l'herbe, un sillon ou sous une motte, à l'abri du vent et du regard.[7][8] Ce comportement de dissimulation, immobile et plaqué au sol jusqu'au dernier moment, est sa première défense en terrain découvert.[8] Solitaire hors période de reproduction, le lièvre occupe un domaine vital étendu que les études radiotélémétriques situent le plus souvent entre 20 et près de 200 hectares selon la richesse et la structure du milieu.[7][12] La monotonie des grandes cultures modernes, pauvres en couvert et en ressources hivernales, tend à agrandir ces domaines et à fragiliser les populations — un point central de son déclin.[12] Là où le lapin se réfugie sous terre, voir lapin de garenne, le lièvre reste dépendant du couvert végétal de surface.[7]
Lièvre d'Europe tapi dans son gîte, dépression à même le sol dans la végétation basse

Milieux ouverts

Plaines cultivées, prairies et steppes ; préférence pour les mosaïques agricoles diversifiées.[1][12]

Le gîte, pas le terrier

Une simple dépression à même le sol, façonnée dans l'herbe : le lièvre ne creuse jamais.[7][8]

Domaine vital étendu

De 20 à près de 200 hectares selon la structure du milieu, d'après la radiotélémétrie.[7][12]

Défense par la dissimulation

Immobile et plaqué au sol jusqu'au dernier instant, avant de miser sur la course.[8]

Alimentation

Le lièvre d'Europe est un herbivore strict, généraliste et sélectif à la fois.[7][16] Il consomme principalement des graminées et des plantes herbacées sauvages, mais tire aussi une large part de son alimentation des cultures — jeunes céréales (blé, orge, seigle), betteraves, luzerne et colza — ce qui l'attache étroitement aux paysages agricoles.[16][7] En hiver, quand l'herbe fait défaut, il se rabat sur les tiges sèches, les écorces, les bourgeons et les rameaux des jeunes arbustes.[7][8] Les études de sélection alimentaire montrent qu'il recherche activement la diversité et les espèces les plus riches en énergie et en azote : sur les grandes parcelles monospécifiques, cette diversité manque, ce qui pèse sur la condition et la survie des jeunes.[16][12] Comme les autres lagomorphes, le lièvre pratique la caecotrophie — la réingestion de crottes molles nocturnes — pour récupérer protéines et vitamines issues de la fermentation microbienne d'une végétation fibreuse.[8][2]
Lièvre d'Europe en course dans un champ, milieu agricole ouvert

Régime

Graminées et herbacées sauvages, jeunes céréales et cultures ; écorces et bourgeons en hiver.[16][7]

Sélection de la diversité

Il recherche les plantes les plus riches en azote et en énergie — ce que les monocultures n'offrent plus.[16][12]

Caecotrophie

Réingestion des crottes molles nocturnes pour valoriser une végétation fibreuse.[8][2]

Comportement

Le lièvre d'Europe est essentiellement crépusculaire et nocturne : il gagne les cultures et les prairies pour se nourrir à la tombée du jour et regagne son gîte au petit matin.[7][8] Solitaire la majeure partie de l'année, il ne forme pas de colonies. Sa défense repose sur la fuite : détecté, il jaillit du gîte et file en terrain découvert à une vitesse de 50 à 70 km/h, ponctuée de crochets brusques et de bonds pouvant dépasser 2 mètres de hauteur, de quoi semer la plupart des prédateurs.[7][8] Au printemps, la période de rut donne lieu aux spectaculaires combats debout du « lièvre de mars » : ce boxing, souvent interprété à tort comme un duel de mâles, oppose le plus souvent une hase à un mâle trop entreprenant qu'elle repousse à coups de pattes antérieures tant qu'elle n'est pas réceptive.[7][2] Le marquage et la communication passent par des sécrétions glandulaires et le tambourinement des pattes ; l'animal fréquente des reposées et des coulées régulières au sein de son domaine.[7]
Deux lièvres d'Europe dressés en combat au printemps, comportement de boxing

Crépusculaire et nocturne

Actif au lever et au coucher du jour, il regagne son gîte le matin.[7][8]

Jusqu'à ~70 km/h

Fuite à découvert avec crochets et bonds de plus de 2 m : la vitesse comme défense.[7][8]

La « boxe » de mars

Combats debout opposant surtout la hase au mâle qu'elle repousse, non deux rivaux.[7][2]

Solitaire

Pas de colonie ni de vie sociale organisée hors reproduction.[7]

Reproduction et superfétation

La saison de reproduction du lièvre d'Europe s'étend de la fin de l'hiver jusqu'à l'automne, avec en général trois à quatre portées par an de un à cinq levrauts, le plus souvent deux ou trois.[7][10] La gestation dure environ 42 jours.[7][9] La particularité la plus remarquable de l'espèce est la superfétation : la hase peut être fécondée de nouveau trois à quatre jours avant de mettre bas la portée en cours, si bien que deux gestations se chevauchent brièvement.[9] Ce mécanisme, longtemps mis en doute puis démontré expérimentalement, raccourcit l'intervalle entre portées d'environ 42 à 38 jours et augmente jusqu'à ~35 % le nombre de jeunes produits sur la saison.[9] Les levrauts naissent précoces : entièrement poilus, les yeux ouverts, capables de se déplacer peu après la naissance, dans le gîte à même le sol.[7][10] La mère les dépose dispersés dans la végétation et ne les rejoint qu'une fois par jour, brièvement, pour les allaiter — une stratégie qui limite le risque de prédation. Ce développement contraste radicalement avec celui du lapereau, né nu et aveugle au fond d'un terrier, voir lapin de garenne.[7][8]
Jeune levraut de lièvre d'Europe, poilu et les yeux ouverts, dissimulé dans la végétation

Gestation

Environ 42 jours ; 3 à 4 portées par an de 1 à 5 levrauts.[7][10]

Superfétation

La hase conçoit une seconde portée avant d'avoir mis bas la première : jusqu'à ~35 % de jeunes en plus.[9]

Levrauts précoces

Nés poilus, les yeux ouverts, capables de bouger — déposés dispersés, allaités une fois par jour.[7][10]

À l'opposé du lapereau

Le lapin naît nu et aveugle au terrier : deux stratégies de naissance contraires.[7][8]

Lièvre ou lapin : ne pas confondre

Le lièvre d'Europe et le lapin de garenne sont régulièrement confondus dans le langage courant, alors qu'ils relèvent de deux genres distincts de la même famille des Leporidae : Lepus pour le lièvre, Oryctolagus pour le lapin.[3][5] Ce ne sont pas deux variantes d'un même animal. Le lièvre est nettement plus grand (3,5 à 5 kg), à longues oreilles terminées de noir et longues pattes ; le lapin est plus petit, aux oreilles courtes sans pointe noire.[7][8] La différence la plus nette tient au mode de vie et à la naissance des jeunes. Le lièvre est solitaire et ne creuse pas : il se repose dans un simple gîte à découvert, et ses levrauts naissent précoces — poilus, les yeux ouverts, capables de se déplacer.[7][8] Le lapin, lui, est colonial et fouisseur : il creuse une garenne où il vit en groupe, et ses lapereaux y naissent altriciaux — aveugles, sourds et nus.[8] Dérangé, le lièvre mise sur sa vitesse en terrain découvert quand le lapin détale vers son terrier.[7][8] Cette distinction n'est pas qu'une affaire de vocabulaire : elle a motivé la correction d'une confusion sur ce site. Pour l'espèce voisine, voir lapin de garenne.
Lièvre d'Europe en pleine course, illustrant sa fuite à découvert par la vitesse

Deux genres

Lepus europaeus (lièvre) et Oryctolagus cuniculus (lapin) : même famille, genres différents.[3][5]

Taille et oreilles

Lièvre grand, longues oreilles à pointe noire ; lapin plus petit, oreilles courtes sans pointe noire.[7][8]

Gîte ou terrier

Le lièvre, solitaire, se couche dans un gîte à découvert ; le lapin creuse une garenne en colonie.[7][8]

Petits : précoces ou altriciaux

Levrauts poilus, yeux ouverts, nés au sol ; lapereaux nus et aveugles au terrier.[7][8]

Statut de conservation et déclin en plaine cultivée

À l'échelle mondiale, le lièvre d'Europe est classé en Préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge de l'UICN, au terme de l'évaluation de 2019 : l'aire est vaste et l'espèce reste commune, y compris comme animal introduit.[1] Cette catégorie rassurante masque toutefois un déclin marqué et documenté à l'échelle régionale. Les statistiques de tableaux de chasse montrent un recul des populations européennes au cours du XXe siècle, amorcé avec l'industrialisation agricole.[1][12] Une méta-analyse portant sur douze pays européens a identifié l'intensification agricole comme cause première du déclin : disparition des mosaïques de cultures, des jachères et des haies, monocultures, mécanisation détruisant nichées et levrauts, produits phytosanitaires appauvrissant les ressources.[12] S'y ajoutent la prédation, les maladies (comme le syndrome du lièvre brun européen, l'EBHS) et, par endroits, une pression de chasse mal calibrée.[12][13] Les données récentes indiquent une stabilisation à des niveaux plus bas, d'où le maintien en LC — mais la conservation des populations natives reste une préoccupation dans plusieurs pays.[1]

Statut UICN

Préoccupation mineure (LC), évaluation 2019 : espèce commune et à vaste aire.[1]

Déclin régional

Recul des populations européennes au XXe siècle, stabilisé depuis à des niveaux plus bas.[1][12]

Intensification agricole

Cause première du déclin selon une méta-analyse sur douze pays : monocultures, perte des haies et jachères.[12]

Autres pressions

Prédation, maladies (EBHS) et pression de chasse mal calibrée par endroits.[12][13]

Chez GIBIS

GIBIS est un élevage de gibier installé à Chatte, en Isère, depuis 1951. Le lièvre y est proposé dans le cadre du repeuplement des territoires et de la gestion cynégétique : l'offre est présentée sur la page nos lièvres, la conduite d'élevage sur la page notre élevage, et les principes des opérations de renforcement de populations sur la page repeuplement. Cet article encyclopédique reste indépendant de ces pages : il documente l'espèce sauvage, sa biologie et son statut, sans visée commerciale.

Élevage familial depuis 1951

Production de gibier à plume et de petit gibier à Chatte, en Isère.

Lièvre pour le repeuplement

Animaux destinés au repeuplement et à la chasse : voir la page nos lièvres.

Repeuplement

Les opérations de renforcement de populations sont détaillées sur la page repeuplement.

Références

  1. Hackländer K. & Schai-Braun S., « *Lepus europaeus* », *The IUCN Red List of Threatened Species* 2019 : e.T41280A217911459 — catégorie : Préoccupation mineure (LC), population en déclin, iucnredlist.org, consultée en 2026.
  2. Wikipedia contributors, « European hare », *Wikipedia* — synthèse générale (morphologie, répartition, comportement, boxing), corroborée par les sources primaires ci-après.
  3. ITIS (Integrated Taxonomic Information System), *Report: Lepus europaeus* Pallas, 1778 — classification et autorité, itis.gov, consulté en 2026.
  4. MNHN & OFB, Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), fiche *Lepus europaeus* Pallas, 1778, inpn.mnhn.fr, consultée en 2026.
  5. Wilson D. E. & Reeder D. M. (dir.), *Mammal Species of the World*, 3ᵉ éd., Johns Hopkins University Press, 2005 — genre *Lepus* Linnaeus, 1758 et famille Leporidae.
  6. Pallas P. S., *Novae species quadrupedum e glirium ordine*, Erlangen, 1778 — description originale de *Lepus europaeus*.
  7. de Jong M. et al., « *Lepus europaeus* (Lagomorpha : Leporidae) », *Mammalian Species*, vol. 52, n° 997, 2020, p. 125-142 — morphologie, mensurations, domaine vital, régime, vitesse, gîte et reproduction.
  8. Smith A. T. & Johnston C. H., fiche *Lepus europaeus* (European hare), *Animal Diversity Web* (ADW), University of Michigan, animaldiversity.org, consultée en 2026 — description, levrauts précoces, aire introduite.
  9. Roellig K., Drews B., Goeritz F. & Hildebrandt T. B., « Superconception in mammalian pregnancy can be detected and increases reproductive output per breeding season », *Nature Communications*, vol. 1, art. 78, 2010 — démonstration de la superfétation chez *Lepus europaeus*.
  10. « Maternal effects on reproduction in the precocial European hare (*Lepus europaeus*) », *PLOS ONE*, 2021, e0247174 — portées, levrauts précoces et investissement maternel.
  11. CNRTL, *Trésor de la langue française informatisé*, et Wiktionnaire — étymologie de « lièvre » (latin *lepus*), « levraut », « bouquin » et « hase » (de l'allemand), consultés en 2026.
  12. Smith R. K., Jennings N. V. & Harris S., « A quantitative analysis of the abundance and demography of European hares *Lepus europaeus* in relation to habitat type, intensity of agriculture and climate », *Mammal Review*, vol. 35, 2005 — intensification agricole comme cause première du déclin.
  13. Office français de la biodiversité (OFB) et Fédération nationale des chasseurs, fiche « Lièvre d'Europe (*Lepus europaeus*) » — gibier de plaine, dynamique des populations et repeuplement en France, ofb.gouv.fr, consultée en 2026.
  14. GBIF Secretariat, *Lepus europaeus* Pallas, 1778, *GBIF Backbone Taxonomy*, gbif.org, consulté en 2026 — nomenclature et autorité.
  15. CABI, *Lepus europaeus* (European hare), *CABI Compendium*, cabidigitallibrary.org, consulté en 2026 — aire introduite et statut d'espèce envahissante hors d'Europe.
  16. Reichlin T., Klansek E. & Hackländer K., « Diet selection by hares (*Lepus europaeus*) in arable land and its implications for habitat management », *European Journal of Wildlife Research*, vol. 52, 2006, p. 109-118 — sélection alimentaire dans les paysages agricoles.

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Cet article fait partie de l'encyclopédie du gibier de GIBIS, éleveur à Chatte (Isère) depuis 1951. Pour une question sur l'espèce ou sur nos animaux, l'équipe répond par téléphone ou par e-mail.

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