Skip to content
Accueil Entraînement chien de chasse

Encyclopédie du gibier

Lapin de garenne

Oryctolagus cuniculus (Linnaeus, 1758). Petit lagomorphe grégaire et fouisseur, aussi appelé lapin sauvage, originaire de la péninsule Ibérique et devenu l'un des mammifères les plus largement répandus du monde — menacé chez lui, envahissant ailleurs.

Lapin de garenne

À ne pas confondre avec le lièvre d'Europe (Lepus europaeus), d'un genre différent : le lapin de garenne est plus petit, vit en colonie et creuse un terrier où ses petits naissent nus et aveugles, tandis que le lièvre est solitaire, ne creuse pas et met bas au sol des levrauts poilus, les yeux ouverts. Pour le lièvre, voir nos lièvres ; pour un autre gibier de plaine, voir Faisan de Colchide.

Description

Le lapin de garenne est un petit lagomorphe trapu de 34 à 50 cm de longueur, pour une masse comprise entre 1,2 et 2,5 kg, exceptionnellement un peu plus.[2][4] Le pelage est gris-brun agouti — chaque poil de jarre est annelé de brun et de noir —, la nuque teintée de roux, tandis que le dessous du corps et la face inférieure de la courte queue (le « scut ») sont blancs.[2][4] Ce blanc éclate comme un signal d'alarme lorsque l'animal détale vers son terrier. Les oreilles, de 6 à 8 cm, sont nettement plus courtes que celles du lièvre et dépourvues de la pointe noire qui marque ces dernières.[2][4] Face au lièvre d'Europe (Lepus europaeus), le lapin est plus petit, aux oreilles et aux pattes plus courtes, et fuit vers un abri souterrain au lieu de compter sur sa vitesse à découvert ; pour l'espèce voisine, voir nos lièvres.[2][4] Face au lapin domestique, le lapin de garenne est uniformément agouti et de taille modeste, là où les races domestiques déclinent toutes les livrées, tailles et formes d'oreilles — toutes issues de la sous-espèce sauvage O. c. cuniculus.[4][7]
Lapin de garenne de profil : oreilles courtes sans pointe noire et courte queue à dessous blanc

Taille et masse

34 à 50 cm de longueur pour 1,2 à 2,5 kg — sensiblement plus petit qu'un lièvre.[2][4]

Oreilles courtes

6 à 8 cm, sans la pointe noire du lièvre : un critère immédiat de distinction.[2][4]

Queue à dessous blanc

Le « scut » blanc, exhibé à la fuite, sert de signal d'alarme vers le terrier.[2][4]

Face au lapin domestique

Le garenne reste uniformément agouti ; toutes les races domestiques dérivent de la sous-espèce O. c. cuniculus.[4][7]

Taxonomie et systématique

L'espèce a été décrite par Carl von Linné en 1758, dans la dixième édition du Systema Naturae, sous le nom de Lepus cuniculus.[6] Le genre Oryctolagus a été érigé par le zoologiste suédois Wilhelm Lilljeborg en 1873, avec le lapin pour espèce type ; c'est ce transfert hors du genre Lepus qui explique les parenthèses autour de l'auteur dans le nom binominal valide, Oryctolagus cuniculus (Linnaeus, 1758).[3][5] Le nom de genre associe le grec oryktós, « qui creuse, déterré », et lagṓs, « lièvre » : littéralement le « lièvre fouisseur » ; l'épithète cuniculus est le mot latin pour « lapin », qui désignait aussi la galerie souterraine.[3] Le lapin appartient à l'ordre des Lagomorpha, et non des Rongeurs : les lagomorphes possèdent une seconde paire de petites incisives supérieures — les dents en cheville, situées derrière les grandes incisives —, caractère qui les sépare des rongeurs.[3][4] La famille des Leporidae est partagée avec les lièvres du genre Lepus.[3][4] Oryctolagus cuniculus est aujourd'hui la seule espèce vivante de son genre, et l'ancêtre de toutes les races de lapins domestiques.[4][7] Deux sous-espèces sont reconnues : O. c. cuniculus, répandue sur l'essentiel de l'aire et à l'origine de tout le cheptel domestique et introduit, et O. c. algirus, cantonnée au sud-ouest de la péninsule Ibérique et au nord-ouest de l'Afrique.[16]
Jeune lapin de garenne, seule espèce vivante du genre Oryctolagus

Protonyme

Lepus cuniculus Linnaeus, 1758 — reclassé dans le genre Oryctolagus érigé par Lilljeborg en 1873, d'où les parenthèses autour de l'auteur.[3][5][6]

Étymologie

Oryctolagus, « lièvre fouisseur » (grec oryktós + lagṓs) ; cuniculus, « lapin » en latin, aussi la galerie souterraine.[3]

Un lagomorphe, pas un rongeur

Deux paires d'incisives supérieures (les dents en cheville) distinguent les lagomorphes des rongeurs.[3][4]

Deux sous-espèces

O. c. cuniculus, source de tout le cheptel domestique, et O. c. algirus du sud-ouest ibérique et du Maghreb.[16]

Répartition et histoire d'une expansion mondiale

Le lapin de garenne est originaire de la péninsule Ibérique et des régions adjacentes du sud-ouest de la France et du nord-ouest de l'Afrique.[2][4][16] Il a gagné le reste de l'Europe par l'action de l'homme : transport à l'époque romaine puis, au Moyen Âge, élevage en garennes closes pour la viande — notamment dans les monastères, où les lapereaux, ou laurices, étaient consommés pendant les jeûnes du carême.[8][15] Devenu l'un des mammifères les plus largement introduits de la planète, il est aujourd'hui établi sur tous les continents à l'exception de l'Antarctique et sur des centaines d'îles.[2] Le cas australien est resté célèbre : quelques dizaines de lapins — treize selon le National Museum of Australia, une vingtaine dans le lot d'après certaines sources génétiques récentes — sont lâchés le jour de Noël 1859 par Thomas Austin à Barwon Park, dans l'État de Victoria, pour la chasse ; en une cinquantaine d'années, l'espèce colonise la majeure partie du continent et y devient un fléau agricole et écologique de première ampleur.[9] Le même animal est donc, selon la région, une espèce d'origine en fort déclin ou un envahisseur destructeur — un paradoxe au cœur de son statut de conservation.[1][2]
Lapin de garenne à l'entrée de son terrier, dans un milieu ouvert et sableux

Aire d'origine

Péninsule Ibérique, sud-ouest de la France et nord-ouest de l'Afrique : un berceau ibérique étroit.[2][4][16]

Diffusion par l'homme

Transport romain puis élevage médiéval en garennes closes pour la viande, notamment monastique.[8][15]

Australie, 1859

Quelques dizaines de lapins (treize selon le NMA) lâchés par Thomas Austin à Barwon Park ; continent colonisé en ~50 ans.[9]

Répartition mondiale

Établi sur tous les continents sauf l'Antarctique et sur des centaines d'îles.[2]

Habitat, garenne et terrier

Le lapin de garenne recherche les milieux ouverts à semi-ouverts dotés d'un sol bien drainé et facile à creuser : landes, dunes, garrigues, lisières, talus, bordures de cultures et haies ; il évite les forêts denses et humides et les terrains gorgés d'eau, incompatibles avec des terriers secs.[2][4][15] Le mot « garenne » désigne d'abord une réserve de chasse : issu de l'ancien français warenne, du latin médiéval warenna, il renvoyait à un domaine où le droit de prendre le gibier était réservé au seigneur, gardé par un warennier — la même racine a donné l'anglais warren.[8] Par glissement, le mot en est venu à nommer le réseau de terriers lui-même. Car le lapin est colonial et territorial : il vit en groupes partageant une garenne, système de galeries interconnectées à entrées multiples, comptant typiquement un à cinq mâles adultes et une à huit femelles.[2][14] Des hiérarchies de dominance s'établissent dans les deux sexes — les femelles dominantes s'assurent les sites de nid les plus sûrs, les mâles dominants la priorité d'accès aux femelles.[2][14] Le marquage passe par le frottement du menton (le « chinning », qui dépose une sécrétion glandulaire) et par des crottiers communautaires en lisière de territoire ; le tambourinement des pattes arrière sert de signal d'alarme.[2][14] L'espèce est surtout crépusculaire et nocturne, se tenant à proximité du couvert des terriers ; l'étude de référence reste The Private Life of the Rabbit de R. M. Lockley (1964).[14]
Lapins de garenne en groupe, espèce coloniale et grégaire

Milieux recherchés

Landes, dunes, garrigues, talus et bordures à sol drainé et meuble ; forêts denses et sols détrempés évités.[2][4][15]

Le mot « garenne »

De l'ancien français warenne, réserve de chasse gardée par un warennier ; par extension, le réseau de terriers.[8]

Vie coloniale

Groupes de 1 à 5 mâles et 1 à 8 femelles partageant une garenne, avec hiérarchies de dominance dans les deux sexes.[2][14]

Marquage et alarme

Frottement du menton, crottiers communautaires et tambourinement des pattes arrière.[2][14]

Alimentation

Le lapin de garenne est un herbivore strict : il consomme des graminées, de jeunes pousses, des feuilles et des plantes herbacées, complétant son régime d'écorces et de racines en hiver.[2][4] Son alimentation présente une particularité digestive essentielle, la caecotrophie : l'animal produit deux types de crottes, et les crottes molles, enrobées de mucus, dites caecotrophes ou crottes nocturnes, sont réingérées directement à la sortie de l'anus.[2][12] Ce second passage dans le tube digestif permet de récupérer les protéines et les vitamines du groupe B synthétisées par la fermentation microbienne du cæcum. Il s'agit d'une physiologie digestive normale et indispensable, et non d'un trouble : le lapin tire ainsi le meilleur parti d'une végétation pauvre et fibreuse.[12] Cette efficacité alimentaire, jointe à une reproduction rapide, explique la densité que l'espèce peut atteindre là où le sol et le couvert lui conviennent — et les dégâts qu'elle cause dans ses aires d'introduction.
Lapin de garenne broutant dans une végétation rase

Régime

Graminées, jeunes pousses, feuilles et herbacées ; écorces et racines en hiver.[2][4]

Caecotrophie

Réingestion des crottes molles nocturnes pour récupérer protéines et vitamines B d'un second passage digestif.[2][12]

Physiologie normale

La caecotrophie n'est pas une pathologie mais une adaptation à une végétation fibreuse et pauvre.[12]

Reproduction et cycle de vie

La réputation de fécondité du lapin repose sur sa physiologie. La femelle est une ovulatrice induite, ou à ovulation réflexe : elle n'a pas de cycle œstral spontané, l'ovulation étant déclenchée par l'accouplement, une dizaine d'heures après celui-ci, ce qui la rend réceptive sur de longues périodes et élève fortement les taux de conception.[2][13] La gestation dure environ 28 à 31 jours.[2][13] Les portées comptent le plus souvent trois à sept lapereaux, et la femelle enchaîne plusieurs portées au fil d'une longue saison de reproduction qui va, en France, de la fin de l'hiver à l'été ; elle peut être fécondée à nouveau presque aussitôt après la mise bas, et la maturité sexuelle est atteinte dès trois à quatre mois — d'où l'expression « se reproduire comme des lapins ».[2][4] Les lapereaux sont altriciaux : ils naissent aveugles, sourds et quasiment nus, dans une chambre de nid tapissée d'herbe et de poils, au fond d'un court terrier de mise bas appelé « rabouillère » ou « stop », que la mère rebouche de terre entre ses brèves visites d'allaitement, une fois par jour — une stratégie de protection contre les prédateurs.[2][4][14] Ce développement contraste radicalement avec celui du levraut du lièvre, précoce, né poilu et les yeux ouverts à même le sol.[2][4]
Lapin de garenne au repos en période de reproduction, dans une végétation basse

Ovulation réflexe

Pas de cycle œstral : l'ovulation est déclenchée par l'accouplement, d'où de forts taux de conception.[2][13]

Gestation

Environ 28 à 31 jours.[2][13]

Portées

3 à 7 lapereaux, plusieurs portées par saison, maturité dès 3 à 4 mois : la base d'une fécondité proverbiale.[2][4]

Lapereaux altriciaux

Nés nus et aveugles dans une rabouillère rebouchée par la mère — à l'opposé du levraut précoce du lièvre.[2][4][14]

Lapin ou lièvre : ne pas confondre

Le lapin de garenne et le lièvre d'Europe sont régulièrement confondus dans le langage courant, alors qu'ils relèvent de deux genres distincts de la même famille des Leporidae : Oryctolagus pour le lapin, Lepus pour le lièvre.[3][4] Ce ne sont donc pas deux variantes d'un même animal. Le lapin est plus petit (1,2 à 2,5 kg), aux oreilles courtes sans pointe noire et aux pattes plus brèves ; le lièvre est nettement plus grand, à longues oreilles terminées de noir et longues pattes.[2][4] La différence la plus nette tient au mode de vie et à la naissance des jeunes. Le lapin est fouisseur et colonial : il creuse une garenne où il vit en groupe, et ses lapereaux y naissent altriciaux — aveugles, sourds et nus.[2][4][14] Le lièvre, lui, est solitaire et ne creuse pas de terrier : il se repose dans un simple « gîte », une dépression à découvert, et ses levrauts naissent précoces, poilus, les yeux ouverts, capables de se déplacer très vite.[2][4] Dérangé, le lapin détale vers son terrier tandis que le lièvre mise sur sa vitesse en terrain découvert.[2][4] Cette distinction n'est pas qu'une affaire de vocabulaire : elle a récemment motivé la correction d'une confusion de traduction sur ce site. Pour l'espèce voisine, voir nos lièvres.
Lapin de garenne en alerte, oreilles courtes dressées et queue blanche visible

Deux genres

Oryctolagus cuniculus (lapin) et Lepus europaeus (lièvre) : même famille, genres différents.[3][4]

Taille et oreilles

Lapin plus petit, oreilles courtes sans pointe noire ; lièvre plus grand, longues oreilles à pointe noire.[2][4]

Terrier ou gîte

Le lapin creuse une garenne et vit en colonie ; le lièvre, solitaire, se couche dans un simple gîte à découvert.[2][4]

Petits : altriciaux ou précoces

Lapereaux nus et aveugles au terrier ; levrauts poilus, yeux ouverts, nés au sol.[2][4]

Maladies : myxomatose et VHD/RHD

Deux maladies virales pèsent de façon déterminante sur les effectifs. La myxomatose est due au virus myxomateux, originaire des lapins américains du genre Sylvilagus et transmis par les puces et les moustiques. Elle a été volontairement introduite en France en juin 1952 par le médecin Paul-Félix Armand-Delille, qui inocula deux lapins dans son domaine clos de Maillebois, en Eure-et-Loir, pour protéger ses cultures ; le virus s'échappa et balaya la France puis l'Europe, provoquant une mortalité de l'ordre de 90 à 98 % des lapins de garenne français entre 1952 et 1955.[10] La maladie hémorragique virale du lapin (VHD, ou RHD en anglais) est due à un calicivirus signalé pour la première fois en Chine en 1984 — plus de 140 millions de lapins d'élevage perdus en moins d'un an — avant d'atteindre l'Europe, en Italie, dès 1986 ; elle tue plus de 90 % des adultes par une défaillance hépatique foudroyante en quelques jours.[11] Un nouveau variant antigénique, le RHDV2, a émergé en France en 2010 puis s'est répandu à travers l'Europe et les îles ; il tue aussi les jeunes et les animaux vaccinés, aggravant les déclins.[11] Cette double charge pathogène, conjuguée à la prédation, explique les dynamiques en dents de scie des populations et l'effondrement observé dans l'aire d'origine.[1][2][15]
Lapin de garenne dans son milieu naturel, espèce soumise aux épizooties de myxomatose et de VHD

Myxomatose (1952)

Virus myxomateux introduit à Maillebois par Armand-Delille ; 90 à 98 % de mortalité en France de 1952 à 1955.[10]

VHD / RHD

Calicivirus signalé en Chine en 1984, en Europe dès 1986 ; plus de 90 % de mortalité des adultes par atteinte hépatique.[11]

RHDV2 (2010)

Variant apparu en France, tuant aussi jeunes et animaux vaccinés, ce qui aggrave les déclins.[11]

Dynamique en dents de scie

Forte fécondité contre épizooties récurrentes et prédation : des populations violemment fluctuantes.[1][2][15]

Statut de conservation et gestion en France

Le lapin de garenne est classé En danger (EN) sur la Liste rouge mondiale de l'UICN, à l'issue de l'évaluation de 2019 (version corrigée publiée en 2020) : l'espèce recule fortement dans son aire d'origine ibérique, alors même qu'elle pullule en tant qu'envahissante ailleurs.[1] Les moteurs du déclin sont les épizooties virales successives — myxomatose, VHD puis RHDV2 —, la perte d'habitats liée aux changements agricoles et une pression de prélèvement excessive par endroits.[1][15] L'enjeu dépasse la seule espèce : en Ibérie, le lapin est la proie principale du lynx ibérique et de l'aigle impérial ibérique, si bien que son effondrement se répercute sur ces prédateurs menacés — ce qui explique qu'un « nuisible pullulant » ailleurs soit une priorité de conservation chez lui.[1][15] En France, le lapin de garenne est un gibier emblématique : avant la myxomatose de 1952 puis la VHD, il constituait « le fond de chasse » de la plupart des chasseurs de petit gibier, tant il était abondant.[15] La gestion moderne passe par le repeuplement de garennes — aménagement de garennes artificielles, lâcher d'animaux élevés en captivité ou translocation, travail sur l'habitat — pour reconstituer des noyaux locaux, avec un succès contraint par la maladie et la prédation.[15]

Statut UICN

En danger (EN), évaluation 2019 (errata 2020) : déclin marqué dans l'aire d'origine ibérique.[1]

Moteurs du déclin

Épizooties (myxomatose, VHD, RHDV2), perte d'habitats agricoles et prélèvement excessif localement.[1][15]

Espèce clé de voûte

Proie principale du lynx ibérique et de l'aigle impérial ibérique : son déclin menace ces prédateurs.[1][15]

Gibier français

Longtemps « le fond de chasse » du petit gibier ; gestion actuelle par repeuplement de garennes.[15]

Chez GIBIS

GIBIS est un élevage de gibier installé à Chatte, en Isère, depuis 1951. Le lapin de garenne y est élevé pour le repeuplement des territoires et pour la chasse : la production est présentée sur la page lapins de garenne, la conduite d'élevage sur la page notre élevage, et les principes des opérations de renforcement de populations sur la page repeuplement. Cet article encyclopédique reste indépendant de ces pages : il documente l'espèce sauvage, sa biologie et son statut, sans visée commerciale.

Élevage familial depuis 1951

Production de gibier à plume et de petit gibier à Chatte, en Isère.

Lapin de garenne élevé

Animaux destinés au repeuplement et à la chasse : voir la page lapins de garenne.

Repeuplement

Les opérations de renforcement de populations sont détaillées sur la page repeuplement.

Références

  1. Villafuerte R. & Delibes-Mateos M., « *Oryctolagus cuniculus* » (version corrigée publiée en 2020), *The IUCN Red List of Threatened Species* 2019 : e.T41291A170619657 — catégorie : En danger (EN), iucnredlist.org, consultée en 2026.
  2. Wikipedia contributors, « European rabbit », *Wikipedia* — synthèse générale (morphologie, répartition, régime, comportement, maladies), corroborée par les sources primaires ci-après.
  3. ITIS (Integrated Taxonomic Information System), *Report: Oryctolagus cuniculus* (Linnaeus, 1758) — classification et autorité, itis.gov, consulté en 2026.
  4. MNHN & OFB, Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), fiche *Oryctolagus cuniculus* (Linnaeus, 1758), inpn.mnhn.fr, consultée en 2026.
  5. Wilson D. E. & Reeder D. M. (dir.), *Mammal Species of the World*, 3ᵉ éd., Johns Hopkins University Press, 2005 — genre *Oryctolagus* Lilljeborg, 1873.
  6. Linné C., *Systema Naturae*, 10ᵉ éd., Stockholm, 1758 — description originale sous *Lepus cuniculus*.
  7. Carneiro M. et al., « Rabbit genome analysis reveals a polygenic basis for phenotypic change during domestication », *Science*, vol. 345, 2014, p. 1074-1079 — le lapin domestique dérive d'*O. c. cuniculus*.
  8. « Garenne », *Wikipédia* et CNRTL, *Trésor de la langue française informatisé* — étymologie de « garenne » (*warenne*, réserve de chasse) et histoire des garennes médiévales, consultés en 2026.
  9. National Museum of Australia, « Rabbits introduced » — lâcher de Thomas Austin, Barwon Park, Victoria, 25 décembre 1859, nma.gov.au, consulté en 2026.
  10. Bartrip P. W. J., *Myxomatosis: A History of Pest Control and the Rabbit*, I.B. Tauris, Londres, 2008 — introduction en France, Maillebois, juin 1952, mortalité de 90 à 98 %.
  11. Abrantes J., van der Loo W., Le Pendu J. & Esteves P. J., « Rabbit haemorrhagic disease (RHD) and rabbit haemorrhagic disease virus (RHDV): a review », *Veterinary Research*, vol. 43, n° 12, 2012 ; avec Le Gall-Reculé G. et al. sur l'émergence du RHDV2 en France (2010).
  12. Hörnicke H. & Björnhag G., « Coprophagy and related strategies for digesta utilization », in *Digestive Physiology and Metabolism in Ruminants*, 1980 — caecotrophie chez le lapin.
  13. Boiti C. et al., revue sur l'induction de l'ovulation chez la lapine, *World Rabbit Science* — ovulation réflexe déclenchée par l'accouplement, gestation d'environ 28 à 31 jours.
  14. Lockley R. M., *The Private Life of the Rabbit*, André Deutsch, Londres, 1964 — comportement social, hiérarchies, marquage, activité crépusculaire et garenne.
  15. Office français de la biodiversité (OFB) et Fédération nationale des chasseurs, fiche « Lapin de garenne (*Oryctolagus cuniculus*) » — petit gibier, dynamique des populations et repeuplement de garennes en France, ofb.gouv.fr, consultée en 2026.
  16. Díaz-Ruiz F. et al., « Unravelling the historical biogeography of the European rabbit subspecies in the Iberian Peninsula », *Mammal Review*, vol. 53, 2023 — aire d'origine ibérique et sous-espèces *cuniculus* et *algirus*.

Voir aussi

Galerie

Voir aussi

Une question sur le lapin de garenne ?

Cet article fait partie de l'encyclopédie du gibier de GIBIS, éleveur à Chatte (Isère) depuis 1951. Pour une question sur l'espèce ou sur nos animaux, l'équipe répond par téléphone ou par e-mail.

Appelez-nous