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Guide — réglementation du petit gibier

Réglementation de la remise en nature du petit gibier : ce qu'il faut savoir avant de commander

Espèces autorisées, périodes, autorisations, provenance et traçabilité : le cadre réglementaire du repeuplement expliqué simplement, par un élevage de gibier agréé installé à Chatte, en Isère, depuis 1951. Ce guide vous aide à préparer une remise en nature conforme — il ne remplace pas l'avis de votre fédération départementale ni de votre DDT(M).

Coq faisan PUR CHASSE® à queue longue entière — gibier de repeuplement conforme à la réglementation, élevage GIBIS en Isère

Le cadre général

Pourquoi la remise en nature du gibier est-elle encadrée ?

Introduire des animaux dans le milieu naturel n'est jamais un acte anodin : la réglementation vise à protéger les populations sauvages (génétique, sanitaire, concurrence), à garantir la provenance des animaux remis en nature et à inscrire chaque opération dans une gestion cohérente du territoire. Le code de l'environnement distingue les élevages de gibier dont les animaux sont destinés à être introduits dans la nature — la catégorie A — des élevages dont la production part en chair. Un élevage de catégorie A doit être titulaire d'un certificat de capacité et d'une autorisation préfectorale d'ouverture, tenir un registre des entrées et sorties, et disposer d'un numéro d'identification. GIBIS remplit ces conditions et est enregistré sous le n° d'élevage 38001, avec agréments vétérinaire, sanitaire et environnemental. Côté chasseur ou gestionnaire de territoire, le principe est simple : on ne remet en nature que des espèces autorisées, provenant d'un élevage identifié, dans les conditions fixées par le département — et on doit pouvoir le justifier. L'ensemble des règles applicables au repeuplement est présenté sur notre page gibier de repeuplement.

Élevage de catégorie A

Certificat de capacité, autorisation préfectorale d'ouverture, registre d'élevage et numéro d'identification : les quatre piliers du statut d'un élevage dont le gibier est destiné à la remise en nature.

Protection des populations sauvages

Les règles de provenance et les interdictions locales (bartavelle, plans de gestion) évitent la pollution génétique et les risques sanitaires pour la faune en place.

Justification à tout moment

Facture mentionnant l'élevage d'origine, certificat sanitaire, autorisation le cas échéant : ce sont les pièces demandées en cas de contrôle par l'OFB.

Espèces autorisées et interdites

Quelles espèces de petit gibier peut-on remettre en nature en France ?

La remise en nature n'est possible que pour des espèces de gibier dont la chasse est autorisée, et encore pas toutes, ni partout. Le tableau ci-dessous résume la situation des espèces de petit gibier que nous élevons — et de celles que nous n'élevons pas, en expliquant pourquoi.

EspèceRemise en natureConditions et restrictions
Faisan commun (obscur, chinois, souche PUR CHASSE®)AutoriséeRepeuplement d'été (12-16 semaines) ou tir en saison ; dates limites départementales possibles.
Perdrix rougeAutorisée sous conditionsInterdite dans les zones de présence de la perdrix bartavelle (secteurs de montagne) pour éviter l'hybridation. Vérifier auprès de la FDC.
Perdrix griseAutoriséeSouche française recommandée ; certains départements à populations naturelles encadrent la remise en nature dans le SDGC.
Canard colvertAutoriséeRemise en nature sur plans d'eau et marais ; sujets vaccinés recommandés ; attention aux règles propres aux réserves.
Lapin de garenneAutorisée sous conditionsClassé ESOD dans certaines communes : l'introduction y est soumise à autorisation. Vaccination myxomatose + VHD indispensable.
Lièvre d'EuropeAutorisée sous conditionsInterdit dans les unités de gestion soumises à un plan de gestion lièvre ; sujets testés brucellose et tularémie exigés.
Caille des blésInterditeLa remise en nature de cailles est interdite en France (risque pour l'espèce migratrice sauvage). C'est pourquoi GIBIS n'en propose pas.
Faisan vénéréAutoriséeEspèce chassable, mais nous avons arrêté sa production il y a plus de vingt ans — notre page l'explique honnêtement.

Faisans, perdrix, colverts : le trio du repeuplement

Les trois piliers du petit gibier à plume de repeuplement, autorisés dans la quasi-totalité des départements, avec des nuances locales inscrites au schéma départemental.

Pas de cailles chez GIBIS — et pour cause

La remise en nature de cailles est interdite en France afin de protéger la caille des blés migratrice. Méfiez-vous d'un fournisseur qui en propose pour une remise en nature : l'acheteur est responsable de son introduction.

Des restrictions locales, pas nationales

Perdrix rouge en zone bartavelle, lièvre en unité de gestion, lapin en commune ESOD : les interdictions sont presque toujours territoriales. D'où l'importance du contact FDC avant commande.

Le calendrier réglementaire

À quelles périodes peut-on remettre du gibier en nature ?

Il n'existe pas de calendrier national unique de la remise en nature : les périodes résultent du croisement entre la biologie des espèces, les objectifs poursuivis et les règles départementales, souvent fixées par arrêté préfectoral ou inscrites au schéma départemental de gestion cynégétique. Trois grandes fenêtres structurent l'année. Au printemps, de février à avril, les remises en nature de reproducteurs — couples et compagnies de perdrix notamment — visent la reproduction sur place. En été, de juin à août, c'est le cœur du repeuplement : oiseaux de 8 à 16 semaines remis en nature 6 à 12 semaines avant l'ouverture pour s'ensauvager. En saison de chasse enfin, la remise en nature d'oiseaux destinés au tir reste possible mais plus encadrée : beaucoup de départements fixent une date limite au-delà de laquelle elle est interdite (souvent en cours de saison, parfois la veille de la fermeture de l'espèce), et certains schémas imposent un délai minimal entre l'arrivée des oiseaux sur le territoire et l'acte de chasse. Ces dates varient d'un département à l'autre : la seule source fiable est l'arrêté en vigueur chez vous, disponible auprès de votre FDC ou de la DDT(M). Notre page repeuplement détaille le calendrier de production qui répond à ces fenêtres.

Février – avril : remises en nature de printemps

Reproducteurs de perdrix par couples ou compagnies, pour construire une population qui niche sur place. Période également propice à l'installation des garennes de lapins.

Juin – août : repeuplement d'été

Faisandeaux de 12 à 16 semaines, perdreaux de 14 semaines, jeunes colverts : remis en nature bien avant l'ouverture, ils ont le temps de s'acclimater et de se disperser.

Saison de chasse : dates limites départementales

En saison, la remise en nature d'oiseaux pour le tir est légale mais bornée : vérifiez la date limite fixée dans votre département et les éventuels délais avant chasse.

Traçabilité

Provenance et traçabilité : les documents qui doivent suivre chaque remise en nature

En cas de contrôle — l'OFB (Office français de la biodiversité) est compétent sur le terrain —, le détenteur du territoire doit pouvoir justifier l'origine des animaux remis en nature. Concrètement, cela repose sur les documents que l'éleveur fournit à la livraison, et c'est un excellent critère pour juger un fournisseur avant de commander. Chez GIBIS, chaque livraison part avec la facture mentionnant l'espèce, le nombre, l'âge et la provenance des animaux (le numéro d'élevage 38001 pour le gibier de notre élevage), ainsi que le certificat sanitaire correspondant. Les lièvres sont livrés sous certificat sanitaire ; pour les lapins de garenne s'y ajoute l'attestation de vaccination myxomatose et VHD. Pour les opérations suivies (GIC, fédérations), nous fournissons des sujets bagués avec les données de provenance. À l'export, les mouvements sont accompagnés du certificat sanitaire officiel et des documents TRACES. Ces pièces ne sont pas de la paperasse : elles sont la preuve que votre remise en nature est régulière, et elles protègent le président d'ACCA ou de société qui a signé le bon de commande.

Facture avec provenance
Espèce, quantité, âge, date et numéro d'élevage d'origine : la facture est le premier justificatif demandé en cas de contrôle d'une remise en nature.
Certificat sanitaire à chaque livraison
Établi pour le lot livré, lièvres compris ; complété par les attestations de vaccination pour le lapin de garenne.
Registre d'élevage et bagues
Nos registres d'entrées et sorties permettent de remonter chaque lot ; le baguage est proposé pour les opérations de gestion qui exigent un suivi individuel. Chaque oiseau Gibis porte une bague numérotée : les chasseurs déclarent leurs reprises (déclarer une bague trouvée) et c'est la fédération des chasseurs du département qui valide chaque reprise.
Transport déclaré et véhicules aménagés
Livraison vivante dans nos propres véhicules d'élevage, avec les documents de mouvement ; export UE par route ou avion aux normes IATA avec documents TRACES.
Faisan de chasse adulte à queue entière en prairie — sujet tracé et identifié, élevage GIBIS n° 38001

Les acteurs de la réglementation

SDGC, FDC, DDT(M) : qui décide quoi dans votre département ?

Trois acteurs structurent la réglementation locale de la remise en nature, et il vaut mieux savoir qui fait quoi avant de monter un projet de repeuplement. Le schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC), élaboré par la fédération départementale des chasseurs et approuvé par le préfet pour six ans, est le document de référence : il peut fixer les conditions de remise en nature (espèces, périodes, densités, zones interdites) et s'impose à tous les chasseurs du département. La FDC est votre premier interlocuteur : elle connaît le schéma, les plans de gestion en cours, les fournisseurs, et accompagne souvent techniquement et financièrement les opérations de repeuplement des ACCA. La DDT(M) — direction départementale des territoires (et de la mer) — instruit pour le préfet les demandes d'autorisation d'introduction de gibier dans le milieu naturel lorsque celles-ci sont requises, généralement après avis de la fédération. C'est aussi elle qui délivre les autorisations d'ouverture des élevages. Enfin, l'OFB contrôle sur le terrain la régularité des opérations. Nos pages départementales détaillent le contexte local — par exemple en Isère, où la présence de la bartavelle en montagne encadre la remise en nature de la perdrix rouge, dans la Drôme voisine, dans le Rhône ou dans l'Ain.

Le SDGC : la règle du jeu départementale

Approuvé par le préfet pour six ans, opposable aux chasseurs : c'est là que figurent les conditions locales de remise en nature. Demandez-le à votre fédération, il est public.

La FDC : votre premier appel

Avant toute commande, un appel à la fédération départementale vous dit ce qui est possible, à quelles dates, et si une aide au repeuplement existe pour votre ACCA.

La DDT(M) : les autorisations

Introduction de gibier soumise à autorisation, ouverture d'élevage, dérogations : la DDT(M) instruit les dossiers pour le préfet, généralement après avis de la FDC.

L'OFB : le contrôle

Les inspecteurs de l'environnement peuvent contrôler une remise en nature et exiger les justificatifs de provenance. Avec une facture et un certificat sanitaire en règle, le contrôle est une formalité.

Plan de gestion lièvre

Le cas particulier du lièvre : plans de gestion et unités de gestion

Le lièvre d'Europe est l'espèce de petit gibier la plus encadrée en matière de remise en nature. Beaucoup de départements ont découpé leur territoire en unités de gestion dotées d'un plan de gestion lièvre inscrit au SDGC : prélèvement maximum autorisé (PMA), carnet de prélèvement, dates spécifiques — et, très souvent, interdiction de remise en nature dans les unités où la population sauvage fait l'objet du plan. La logique est sanitaire et génétique : on protège une population naturelle qui se maintient d'elle-même. Le repeuplement en lièvres reste possible hors de ces zones, ou dans le cadre d'opérations validées par la fédération, et il obéit alors à des exigences strictes : dépistages sanitaires exigés par la FDC ou la DDT(M) selon le département (brucellose, tularémie), passage par un parc d'acclimatation fortement conseillé, densités faibles et territoires de grande taille. Avant toute commande de lièvres de repeuplement, nous demandons systématiquement à nos clients de valider leur projet avec leur FDC — une remise en nature de lièvres se prépare des mois à l'avance, et il serait dommage d'investir dans des levrauts de France (95,00 € pièce au tarif 2025-2026) ou des lièvres de capture (410,00 € le couple au tarif 2025-2026) pour une opération irrégulière ou vouée à l'échec. Pour mesurer la diversité des règles, trois plans de gestion lièvre sont publics : Nord, plan de gestion 2020-2026, Drôme, annexe lièvre 2026-2027 et Allier, plan de gestion du lièvre. Côté sanitaire, la fiche EBHS de la Fédération nationale des chasseurs et la fiche tularémie du ministère de la Santé font référence. La méthode pas à pas est dans notre guide de la remise en nature du lièvre, et les tarifs des deux filières au catalogue des lièvres.

Unités de gestion et PMA

Le département est découpé en unités ; là où un plan de gestion s'applique, prélèvements limités et remise en nature généralement interdite pour protéger la souche sauvage.

Dépistages sanitaires

Brucellose et tularémie : les dépistages exigés dépendent de la FDC et de la DDT(M) de chaque département. Nos sujets sont livrés sous certificat sanitaire, et les lièvres de capture passent par une quarantaine sous contrôle vétérinaire.

Acclimatation et densités adaptées

Parc d'acclimatation de quelques jours, puis une densité calée sur l'espèce, sur de grands territoires : de l'ordre de 13 faisans aux 100 hectares (repère du PDT de la FDC Isère), mais pas moins de 8 à 15 lièvres aux 100 hectares, en dessous desquels l'EBHS frappe plus fort. C'est la méthode qui donne des résultats mesurables.

Notre position d'éleveur

Ce que la réglementation dit de nous — et ce que nous disons franchement

Un éleveur de gibier sérieux n'a aucun intérêt à ce que ses clients soient en infraction : une remise en nature irrégulière, c'est une ACCA en difficulté et une espèce sauvage mise en danger. C'est pourquoi nous préférons perdre une vente que vendre un animal pour un usage interdit. Nous ne proposons pas de cailles, parce que leur remise en nature est interdite en France — celles qu'on trouve sur le marché « pour le chien » ou « pour le tir » posent un vrai problème réglementaire à l'acheteur dès qu'elles se retrouvent dans la nature. Nous avons arrêté le faisan vénéré il y a plus de vingt ans et notre page dédiée le dit clairement plutôt que d'entretenir l'ambiguïté. Et quand un client nous appelle pour remettre en nature des perdrix rouges en zone de montagne ou des lièvres dans une unité de gestion, notre premier conseil est d'appeler la fédération avant de signer le bon de commande. Cette manière de faire, nous la tenons de trois générations d'élevage à Chatte : la confiance des fédérations et des sociétés de chasse — dont certaines nous suivent depuis des décennies — vaut plus que n'importe quelle vente ponctuelle. Vous trouverez nos références sur la page références et fédérations.

Pas de vente pour usage interdit

Pas de cailles pour la remise en nature, pas de lièvres sans validation FDC dans les zones à plan de gestion : nous refusons les commandes manifestement irrégulières.

Des pages produits honnêtes

Le faisan vénéré n'est plus produit chez nous depuis plus de vingt ans, et la page le dit. Ce que nous vendons est décrit tel qu'il est, prix compris.

Le réflexe fédération

Avant chaque projet inhabituel, nous orientons le client vers sa FDC. Une remise en nature validée en amont est une opération qui se passe bien — pour le client comme pour la faune.

Questions fréquentes

Faut-il une autorisation pour remettre du petit gibier en nature sur son territoire ?
Cela dépend de l'espèce et du département. Le principe posé par le code de l'environnement est que l'introduction dans le milieu naturel d'animaux d'espèces de gibier est encadrée : pour les espèces classiques de repeuplement (faisan, perdrix, colvert), la remise en nature est généralement possible dans les conditions fixées par le schéma départemental de gestion cynégétique, sans démarche individuelle lourde, mais certains cas exigent une autorisation instruite par la DDT(M) après avis de la fédération — notamment le lapin de garenne dans les communes où il est classé ESOD, le lièvre dans certaines zones, ou des espèces et situations particulières. Dans tous les cas, vous devez pouvoir justifier la provenance des animaux (facture d'un élevage identifié, certificat sanitaire). Le bon réflexe : un appel à votre FDC avant de commander, avec le nom de l'espèce, la quantité et la date envisagées.
Peut-on remettre des cailles en nature pour la chasse en France ?
Non. La remise en nature de cailles est interdite en France, afin de protéger la caille des blés, espèce migratrice sauvage dont les populations sont fragiles et que les oiseaux d'élevage (souvent hybridés avec la caille japonaise) contamineraient génétiquement. Des cailles d'élevage restent vendues pour l'entraînement des chiens en enclos ou pour la chair, mais leur introduction dans le milieu naturel expose l'acheteur à des sanctions. C'est la raison pour laquelle GIBIS n'élève pas et ne vend pas de cailles : nous ne proposons aucun animal dont l'usage cynégétique normal serait irrégulier.
Quelles espèces de petit gibier d'élevage peut-on remettre en nature ?
Les espèces classiques du repeuplement : faisan commun (et ses formes obscure et chinoise), perdrix rouge, perdrix grise, canard colvert, lapin de garenne et lièvre d'Europe. Toutes sont soumises à des conditions : la perdrix rouge ne peut pas être remise en nature dans les zones de montagne où vit la bartavelle, le lièvre est interdit dans les unités de gestion soumises à un plan de gestion, le lapin de garenne nécessite une autorisation dans les communes où il est classé ESOD, et des dates limites départementales peuvent s'appliquer à tous. Le détail par espèce figure sur nos pages faisans, perdrix, canards, lapins de garenne et lièvres, et le cadre local dans le SDGC de votre département.
Jusqu'à quelle date peut-on remettre du gibier en nature pendant la saison de chasse ?
Il n'y a pas de date nationale : chaque département fixe ses règles, par arrêté préfectoral ou dans le schéma départemental de gestion cynégétique. Beaucoup de départements interdisent toute remise en nature au-delà d'une date en cours de saison, d'autres imposent un délai minimal entre l'arrivée des oiseaux et l'acte de chasse sur la zone, certains réservent les oiseaux destinés au tir aux territoires équipés (volières de rappel, parcs). La seule source fiable est le texte en vigueur dans votre département, que votre fédération vous communiquera. Pour un repeuplement véritable, la question se pose peu : les oiseaux sont remis en nature de juin à août, bien avant l'ouverture.
Quels documents l'éleveur doit-il fournir lors d'une livraison de gibier ?
Au minimum : une facture mentionnant l'espèce, la quantité, l'âge et le numéro d'identification de l'élevage d'origine, et un certificat sanitaire établi pour le lot. S'y ajoutent pour le lapin de garenne les attestations de vaccination (myxomatose et VHD). Pour un mouvement vers un autre pays de l'UE, le certificat sanitaire officiel et les documents TRACES sont obligatoires. GIBIS, élevage n° 38001 titulaire des agréments vétérinaire, sanitaire et environnemental, fournit l'ensemble de ces pièces à chaque livraison — conservez-les : ce sont vos justificatifs en cas de contrôle de l'OFB.
Qu'est-ce que le schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC) ?
C'est le document-cadre de la chasse dans chaque département. Élaboré par la fédération départementale des chasseurs pour six ans et approuvé par le préfet, il est opposable à tous les chasseurs du département. Il peut notamment encadrer la remise en nature du gibier : espèces concernées, périodes, conditions, zones où certaines opérations sont interdites (par exemple la perdrix rouge en zone bartavelle), plans de gestion par espèce dont le plan de gestion lièvre. Avant tout projet de repeuplement, consultez le SDGC de votre département — il est public et disponible auprès de votre FDC — pour vérifier que votre projet s'y inscrit.
Peut-on remettre des lièvres en nature partout en France ?
Non. De nombreux départements ont mis en place des plans de gestion lièvre par unités de gestion, inscrits au SDGC, et la remise en nature y est généralement interdite afin de protéger la population sauvage suivie. Hors de ces zones, ou dans le cadre d'opérations validées par la fédération, la remise en nature reste possible avec des sujets soumis aux dépistages que la FDC ou la DDT(M) exige (brucellose, tularémie), idéalement via un parc d'acclimatation, à faible densité et sur de grands territoires. Avec un levraut de France à 95,00 € et un couple de lièvres de capture à 410,00 € (tarifs 2025-2026), l'enjeu financier justifie à lui seul de valider le projet avec la FDC avant de commander — c'est ce que nous demandons systématiquement à nos clients.
Qui contrôle la remise en nature du gibier, et que risque-t-on en cas d'infraction ?
Le contrôle de terrain relève des inspecteurs de l'environnement de l'OFB, ainsi que des agents de développement des fédérations pour ce qui concerne le respect du schéma. Une remise en nature d'espèce interdite, hors période, sans autorisation requise ou sans justificatif de provenance expose à des sanctions pénales (contraventions, voire délit pour l'introduction d'espèces dont l'introduction est prohibée) et compromet les relations de l'association avec la fédération et l'administration. À l'inverse, une remise en nature documentée — facture d'un élevage identifié, certificat sanitaire, conformité au SDGC — se contrôle en quelques minutes. La régularité n'est pas une contrainte : c'est ce qui protège le responsable de territoire qui a signé la commande.
Un particulier peut-il acheter du gibier et le remettre en nature sur son terrain ?
Oui, un propriétaire particulier peut acheter du gibier de repeuplement et le remettre en nature sur son territoire, dans les mêmes conditions que les ACCA et sociétés de chasse : espèces autorisées, respect du SDGC et des éventuelles dates limites départementales, justificatifs de provenance conservés. Les restrictions locales s'appliquent de la même façon (bartavelle, plans de gestion lièvre, communes ESOD pour le lapin). En pratique, nous conseillons aux particuliers exactement la même démarche qu'aux associations : un appel à la fédération départementale avec le projet, puis la commande. Nous livrons les particuliers propriétaires de territoire et les conseillons sur les densités et l'aménagement.

Voir aussi

Un projet de remise en nature ? Parlons-en avant, pas après

Espèce, période, département : nous vous aidons à cadrer une remise en nature conforme et efficace, documents de traçabilité fournis à chaque livraison. Devis au 04 76 38 31 01 ou par e-mail — et si votre projet demande l'avis de la FDC, nous vous le dirons franchement.

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