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Guide expert — repeuplement

Réussir sa remise en nature de gibier : le guide complet

Parc d'acclimatation, densités par hectare, calendrier, prédation, réglementation : tout ce que nous conseillons à nos clients depuis trois générations pour que faisans, perdrix et lapins de garenne s'installent durablement sur le territoire.

Réussir sa remise en nature de gibier : le guide complet

L'expérience de l'éleveur

Pourquoi tant de remises en nature échouent — et comment réussir la vôtre

Chaque saison, des sociétés de chasse remettent en nature — ce que beaucoup appellent encore un « lâcher » — des oiseaux qui ont disparu quinze jours plus tard : dispersés, prédatés, ou incapables de s'alimenter seuls. Ce n'est presque jamais la faute du gibier — c'est celle de la préparation. Depuis 1951 à Chatte, en Isère, nous livrons du gibier de repeuplement à des ACCA, des chasses privées et des fédérations, et nous voyons ce qui sépare les territoires où le faisan chante au printemps de ceux où il faut tout recommencer chaque année. Trois facteurs font l'essentiel du résultat : la qualité et la rusticité des sujets remis en nature, le moment de l'opération, et l'aménagement du territoire qui les accueille. Ce guide les passe en revue un par un, avec les densités et le calendrier que nous recommandons.

La souche d'abord

Un oiseau élevé en grande volière plantée, effarouché au chien, vole haut et se remise. Un oiseau de batterie se fait prendre. La génétique et le mode d'élevage pèsent plus que le nombre.

Le bon moment

6 à 12 semaines avant l'ouverture pour le gibier à plume d'été, au printemps quand on vise la reproduction. Une remise en nature tardive ne construit pas de population.

Le territoire prêt

Couverts, agrainage, eau et prédation maîtrisée avant l'arrivée des animaux. Un territoire bien préparé réussit avec moins de gibier qu'un milieu pauvre avec beaucoup.

Préparer le territoire : couverts, agrainage, points d'eau

Le travail commence des mois avant la livraison. Un faisan ou une perdrix remis en nature doit trouver immédiatement trois choses : de quoi se cacher, de quoi manger, de quoi boire. Les cultures à gibier (maïs, sorgho, mélanges spécifiques), les haies, les jachères et les bandes enherbées fournissent le couvert ; les agrainoirs, réapprovisionnés régulièrement, fixent les oiseaux sur le secteur ; un point d'eau à moins de 200 mètres est indispensable, surtout pour les remises en nature d'été. Pour le lapin de garenne, ce sont les garennes artificielles — buttes de pierres et de branchages sur sol drainant — qui conditionnent tout. Nous détaillons ces aménagements sur notre page agrainage et aménagement du territoire.

Couverts et cultures à gibier

Bandes de maïs ou sorgho non récoltées, haies basses, jachères faune sauvage : le gibier ne reste que là où il peut disparaître de la vue en quelques secondes.

Agrainoirs

Un point d'agrainage pour 15 à 20 hectares, garni de blé, maintenu au moins un mois après la remise en nature : c'est lui qui empêche la dispersion des premiers jours.

Points d'eau

Abreuvoirs ou mares à moins de 200 mètres des sites de remise en nature. En été, l'eau manque avant la nourriture — c'est la première cause de déplacement des oiseaux.

Garennes artificielles

Pour le lapin : buttes de 4 à 5 mètres de diamètre, pierres et branchages recouverts de terre, sur sol léger et exposé au sud. Une garenne pour 2 à 3 hectares favorables.

Le parc d'acclimatation, clé du taux de reprise

S'il ne fallait retenir qu'une technique, ce serait celle-là. Le parc d'acclimatation — le « parc de pré-lâcher » des chasseurs, ou volière de rappel pour les oiseaux — est un enclos monté sur le territoire, dans lequel les animaux passent de quelques jours à quelques semaines avant d'être libérés. Ils s'y habituent au milieu, à l'eau et à la nourriture locales, prennent leurs repères, et se dispersent ensuite progressivement au lieu de fuir en ligne droite. Pour les faisans et les perdrix, une volière laissée en place après ouverture sert de refuge et de point d'agrainage qui fixe les compagnies sur le secteur. Pour le lièvre et le lapin, le parc grillagé enterré est vivement conseillé (pour le lièvre, voir notre guide de la remise en nature du lièvre). Côté transport, la charte de qualité du SNPGC — Syndicat National des Producteurs de Gibier de Chasse, dont les bonnes pratiques encadrent notre métier — veut que les animaux soient remis en nature dans les 24 heures suivant leur départ de l'élevage : nos tournées de livraison sont organisées pour cela, avec des véhicules aménagés et une arrivée vivante garantie. Chaque oiseau Gibis porte une bague numérotée : les chasseurs déclarent leurs reprises (déclarer une bague trouvée) et c'est la fédération des chasseurs du département qui valide chaque reprise.

Volière de rappel

20 à 50 m² pour un lot d'oiseaux, filet en plafond, abreuvoir et agrainoir à l'intérieur. Ouverture après 4 à 10 jours, en laissant la structure en place.

La règle des 24 heures

Remettre les animaux en nature dans les 24 h suivant la sortie d'élevage, tôt le matin, par temps calme et sec. Jamais en pleine chaleur ni sous la pluie battante.

Remise en nature au calme

Ouvrir le parc sans bruit, sans chien, sans spectateurs, et s'éloigner. Les animaux sortent d'eux-mêmes en quelques heures et mémorisent le lieu comme refuge.

Réguler la prédation avant la remise en nature

Un territoire non défendu transforme la plus belle remise en nature en nourrissage de renards. La régulation doit être menée en amont — dans les semaines qui précèdent l'arrivée des animaux, pas après. Renard, fouine, corneilles et pies pour les nids, chats harets autour des hameaux : le piégeage agréé, la vénerie sous terre et les tirs de régulation autorisés par arrêté préfectoral font partie intégrante d'un projet de repeuplement sérieux. Les opérations suivies par les fédérations le montrent : à effectif égal, la pression de prédation maîtrisée change radicalement le taux de reprise. Rapprochez-vous de votre garde particulier et des piégeurs agréés de la commune plusieurs mois avant la date prévue.

Piégeage agréé

Campagne de piégeage du renard et des mustélidés dans les semaines précédant la remise en nature, poursuivie pendant la phase d'installation.

Corvidés

Corneilles noires et pies pillent les nids : leur régulation conditionne la reproduction sur place, objectif final de tout repeuplement.

Surveillance

Passages réguliers autour des parcs et agrainoirs les premières semaines : une remise en nature se suit, elle ne s'abandonne pas.

Densités : combien d'animaux remettre en nature par hectare ?

C'est la question que tout responsable de société nous pose — et la réponse honnête est : moins qu'on ne croit, mieux réparti qu'on ne pense. Mieux vaut remettre peu d'animaux en nature sur un territoire aménagé que beaucoup sur un milieu inadapté. Les repères ci-dessous sont ceux couramment retenus par les fédérations et par notre expérience de livraison ; ils s'ajustent territoire par territoire selon le couvert, l'eau et la prédation. Appelez-nous avec la surface et le milieu de votre territoire, nous chiffrons le lot adapté.

Espèce Repère de densité Milieu et remarques
Faisan (faisandeaux) 45 à 90 oiseaux / 100 ha en remise en nature d'été ; objectif long terme 2,5 à 7 couples reproducteurs / 100 ha Bois, lisières, haies. Une population qui se reproduit demande un massif suivi de 1 000 à 1 500 ha
Perdrix rouge et grise 45 à 90 oiseaux / 100 ha ; au printemps, par couples ou compagnies de 10 Rouge : coteaux secs et garrigues. Grise : plaines de grande culture. Compagnies avec meneur adulte
Lapin de garenne 4 à 6 sujets par garenne artificielle, une garenne pour 2 à 3 ha favorables Sols légers et drainants, talus exposés. Sujets vaccinés myxomatose + VHD indispensables
Lièvre 2 à 4 sujets / 100 ha, en petits noyaux, via parc d'acclimatation Grandes plaines et bocages. Petites remises en nature répétées plutôt qu'une grosse opération unique
Canard colvert Selon la surface d'eau : remises en nature progressives par petits lots pour fixer les oiseaux Étangs et marais. Agrainage sur berge, tranquillité du plan d'eau les premières semaines

Repères indicatifs issus des pratiques des fédérations et de notre expérience de livraison ; la densité utile dépend du couvert, de l'eau, de la prédation et des plans de gestion locaux.

Calendrier annuel du gibier

Une remise en nature réussie est d'abord une opération commandée au bon moment. Les commandes se passent de l'hiver au début de l'été, les perdrix de printemps sont remises en nature de février à avril, le cœur du repeuplement va de juin à août — 6 à 12 semaines avant l'ouverture — et la saison de chasse court de septembre à janvier. Le tableau récapitule le cycle complet ; il défile horizontalement sur mobile.

Opération Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Reproduction / ponte ● ● ● ● ●
Commande ● ● ● ● ● ● ●
Remise en nature P P P ● ● ●
Saison de chasse ● ● ● ● ●

● pleine période de l'opération · P = remises en nature de perdrix au printemps (couples et compagnies). Saison de chasse du petit gibier : dates exactes fixées chaque année par arrêté préfectoral, généralement de septembre à janvier selon les départements.

Espèce par espèce : les points qui changent tout

Chaque espèce a sa technique de remise en nature. Le faisan de repeuplement est remis en nature jeune — faisandeau de 12 à 16 semaines, à 11,60 € la pièce en croisé US ou 13,50 € en souche FAISAN PUR CHASSE®, notre lignée exclusive à la queue longue et à l'envol explosif — pour qu'il s'ensauvage avant l'ouverture ; les faisans adultes complètent en saison. La perdrix rejoint le territoire au printemps par couples ou compagnies pour la reproduction, ou en été à 14 semaines. Le lapin de garenne, vacciné myxomatose et VHD à 16,30 € la pièce, ne réussit qu'en garennes aménagées sur sol drainant — c'est l'espèce où l'aménagement pèse le plus lourd. Détail des âges, souches et tarifs sur les pages faisandeaux, perdrix et lapins de garenne.

Faisan de repeuplement

Remise en nature de juin à août, à 12-16 semaines, en volière de rappel avec agrainage maintenu. La souche PUR CHASSE® donne les meilleurs taux d'ensauvagement.

Perdrix rouge et grise

Printemps par couples ou compagnies de 9 + 1 meneur pour la reproduction ; été à 14 semaines pour le repeuplement. Ne jamais mélanger les deux logiques sur le même secteur.

Lapin de garenne

Remise en nature directement dans la garenne artificielle, grillage provisoire quelques jours, agrainage à proximité. Vaccination VHD + myxomatose non négociable.

Lièvre

Parc d'acclimatation obligatoire, petits noyaux répétés, prédation maîtrisée. Sujets testés brucellose et tularémie.

Ce que dit la réglementation

La remise en nature du gibier est un acte encadré : l'introduction dans le milieu naturel fait l'objet d'une demande auprès de la DDT, instruite avec l'avis de la fédération départementale des chasseurs, et les animaux doivent provenir d'un élevage autorisé de catégorie A — certificat de capacité, autorisation d'ouverture, registres. Certaines espèces sont interdites localement (perdrix rouge en zone bartavelle, lièvre sous plan de gestion), et des dates limites départementales s'appliquent. À noter : la remise en nature de cailles est interdite en France — c'est pourquoi nous n'en produisons pas. GIBIS est enregistré sous le n° 38001 avec les agréments vétérinaire, sanitaire et environnemental ; chaque livraison part avec certificat sanitaire et facture justificative, les documents que la DDT ou votre fédération peuvent vous demander. Le détail complet est sur notre page réglementation de la remise en nature du petit gibier.

Autorisation DDT

Demande d'introduction de gibier instruite par la DDT avec avis de la fédération : anticipez de plusieurs semaines.

Provenance justifiée

Élevage de catégorie A, certificat sanitaire et facture à conserver : chaque livraison GIBIS fournit les trois.

Règles locales

Espèces interdites par zone, dates limites de remise en nature, plans de gestion : vérifiez auprès de votre fédération départementale avant de commander.

Questions fréquentes

Comment réussir une remise en nature de faisans de repeuplement ?
Quatre conditions font l'essentiel : des faisandeaux rustiques de 12 à 16 semaines issus d'un élevage en volières plantées, une remise en nature entre juin et août — 6 à 12 semaines avant l'ouverture —, une volière de rappel installée sur le territoire avec agrainage maintenu un mois, et une régulation des prédateurs menée avant l'arrivée des oiseaux. Un faisan remis en nature dans ces conditions s'ensauvage, se remise et se disperse progressivement au lieu de disparaître en quelques jours. Notre souche FAISAN PUR CHASSE®, reproduite naturellement en volière d'un hectare, est sélectionnée précisément pour cela.
Comment réussir une remise en nature de lapins de garenne ?
Le lapin de garenne est l'espèce où l'aménagement décide de tout : il lui faut un sol léger et drainant, et des garennes artificielles — buttes de pierres et branchages de 4 à 5 mètres de diamètre, une pour 2 à 3 hectares favorables. Remettez en nature 4 à 6 sujets par garenne, directement dans la structure, avec un grillage provisoire les premiers jours et un agrainage à proximité. Les sujets doivent impérativement être vaccinés contre la myxomatose et la VHD — c'est le cas de tous nos lapereaux, à 16,30 € la pièce. Sans garenne aménagée, la remise en nature de lapins échoue presque toujours.
Qu'est-ce qu'une volière de rappel et combien de temps y laisser les oiseaux ?
C'est un enclos d'acclimatation monté sur le territoire — 20 à 50 m² pour un lot, filet en plafond, eau et agrainoir à l'intérieur — où faisans ou perdrix passent 4 à 10 jours avant d'être libérés. Ils s'y habituent au milieu et mémorisent le lieu comme refuge. Après ouverture, on laisse la structure en place avec l'agrainoir garni : elle fixe les oiseaux sur le secteur pendant toute la phase d'installation. C'est la technique qui améliore le plus le taux de reprise, pour un coût très modeste.
Combien de faisans remettre en nature par hectare ?
Les repères couramment retenus se situent entre 45 et 90 oiseaux pour 100 hectares en remise en nature d'été, et une population de faisans qui se reproduit sur place correspond à 2,5 à 7 couples pour 100 hectares sur un massif suivi de 1 000 à 1 500 hectares. Mais la densité utile dépend surtout du milieu : un territoire avec couverts, agrainage, eau et prédation maîtrisée réussit avec moins d'oiseaux qu'un milieu pauvre n'y parvient avec le double. Appelez-nous avec la surface et le type de votre territoire, nous dimensionnons le lot.
Quand remettre des perdrix en nature : printemps ou été ?
Les deux existent, mais ne visent pas le même objectif. La remise en nature de printemps — de février à avril, par couples ou compagnies de 9 jeunes et 1 meneur adulte — vise la reproduction sur place dès la première année. La remise en nature d'été, avec des oiseaux de 14 semaines mis sur le territoire de juin à août, vise l'acclimatation avant l'ouverture. Sur un même secteur, choisissez une logique et tenez-la : les compagnies de printemps ont besoin de tranquillité que des apports d'été répétés viendraient perturber.
Faut-il déclarer une remise en nature de gibier ?
Oui. L'introduction de gibier dans le milieu naturel fait l'objet d'une demande auprès de la DDT, généralement instruite après avis de la fédération départementale des chasseurs, et les animaux doivent provenir d'un élevage autorisé avec justificatifs à l'appui. Des interdictions locales existent — perdrix rouge en zone bartavelle, lièvre sous plan de gestion — ainsi que des dates limites départementales. GIBIS (élevage n° 38001) fournit à chaque livraison le certificat sanitaire et la facture qui justifient la provenance. En cas de doute, votre fédération départementale est l'interlocuteur de référence.
Quel budget prévoir pour une remise en nature de gibier ?
Les prix de départ 2026 : faisandeau croisé US 11,60 € (souche PUR CHASSE® 13,50 €, +0,55 € par semaine d'âge au-delà de 14 semaines), perdrix rouge 10,30 € et grise 10,60 € la pièce, compagnie de perdrix rouge 102 € et grise 105 €, lapereau de garenne vacciné 16,30 €, jeune colvert 13,00 €, levraut 95 €. Les tarifs sont dégressifs sur volume et nous établissons un devis pour les lots groupés d'ACCA et de sociétés de chasse, avec livraison sur le territoire et échelonnement possible des remises en nature sur la saison.

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Parlons de votre territoire : surface, milieu, espèces visées, calendrier. Nous conseillons nos clients sur les densités et les aménagements depuis trois générations, et livrons vivant partout en France. Devis gratuit pour ACCA et sociétés de chasse au 04 76 38 31 01 ou par e-mail.

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