Tarn (81) — Occitanie
Lièvres dans le Tarn : de la plaine du Lauragais aux monts de Lacaune
Le Tarn chasse le lièvre sous plan de chasse et le suit de nuit, au projecteur. Ses derniers bilans invitent à regarder chaque pays séparément avant d'envisager un renfort.

Un département à deux étages pour le lièvre
La moitié ouest et sud-ouest du Tarn est un pays de plaine et de collines cultivées : le Lauragais et le Pays de Cocagne déroulent céréales et oléagineux sur des terreforts lourds, où le lièvre trouve du gagnage en abondance mais peu d'abri durable une fois les parcelles déchaumées. Autour de Gaillac, le vignoble alterne rangs enherbés, friches et petits bois sur des coteaux bien exposés, une mosaïque où le lièvre circule sur de courtes distances. Au nord, le Ségala, plateau acide d'élevage, garde haies et prairies. À l'est et au sud, l'altitude prend le relais : Sidobre granitique, Montagne Noire, monts de Lacaune, avec landes, forêts et hivers plus rudes. Le lièvre d'Europe y vit en densités plus faibles, attaché aux clairières et aux prés de fauche, et il y a besoin de calme quand la neige tient. Entre ces deux mondes, les vallées du Tarn, de l'Agout et du Dadou forment des couloirs plus humides.
Lauragais et Pays de Cocagne
Grandes cultures sur coteaux : nourriture abondante, couvert à reconstituer après la récolte.
Coteaux du Gaillacois
Vignes, friches et bosquets : un parcours varié, si l'enherbement laisse des remises.
Sidobre, Montagne Noire, monts de Lacaune
Reliefs boisés et landes : densités faibles, tranquillité hivernale indispensable.
Ce que montrent les suivis de la fédération du Tarn
La Fédération départementale des chasseurs du Tarn, à Albi, publie chaque année un rapport d'activité. Le dernier que nous ayons lu, le rapport d'activité 2024-2025, dresse le bilan du plan de chasse lièvre par pays : les prélèvements y sont en baisse sur l'ensemble du département, plus nettement dans les pays du sud-ouest. Les suivis nocturnes par éclairage au projecteur montrent un indice en baisse significative sur les unités de Dourgne et de Villefranche, et en progression sur celle de Salvagnac. Le même rapport signale, parmi des lièvres trouvés morts et analysés, des cas d'EBHS et de RHDV2. La fédération et la DDT du Tarn sont donc les premiers interlocuteurs d'un projet.
Choisir sa filière selon le pays tarnais
Sur les coteaux du Gaillacois ou dans le bocage du Ségala, un noyau de levrauts de France, nés et élevés à Chatte, acclimatés en parc, permet un renfort mesuré là où l'indice nocturne le justifie. En plaine, pour un groupe de communes du Lauragais qui travaille ensemble, les lièvres de capture d'Europe centrale sont des adultes sauvages, proposés en couple, en trio ou en mâle seul, chaque lot sous certificat sanitaire. Vu le contexte sanitaire relevé par la fédération, le suivi après remise en nature compte double ; il est décrit dans notre guide de la remise en nature du lièvre.
Questions fréquentes
Les maladies relevées par la fédération empêchent-elles un renfort ?
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Un projet lièvres pour votre pays tarnais ?
Pré-réservations et acomptes pour la saison 2026-2027 : à partir du 15 novembre 2026. Apportez l'indice nocturne de votre unité, nous en parlerons ensemble.