Seine-Maritime (76) — Normandie
Lièvres en Seine-Maritime : un département qui mise sur ses populations sauvages
Sur le plateau de Caux comme dans le Bray, la fédération gère l'espèce par plan de chasse depuis des décennies. Avant de parler renfort, il faut connaître cette doctrine.

Le Caux, le Bray et les vallées, vus par le lièvre
Le plateau limoneux du Pays de Caux, ouvert, céréalier, semé de lin et de betteraves, forme l'essentiel du territoire : un openfield où le lièvre brun trouve des sols profonds et secs, une nourriture variée presque toute l'année et de longues distances de fuite. Les clos-masures et leurs alignements d'arbres, propres au Caux, lui offrent ici et là un abri que la plaine ne donne pas. À l'est, vers Neufchâtel et Forges-les-Eaux, le Pays de Bray change de registre : herbages humides, haies et talus, où l'animal gîte plus volontiers dans les prés que dans des labours plus rares. Les grandes forêts domaniales d'Eawy, d'Eu ou de Lyons, les vallées boisées de la Seine et de la Bresle et les zones humides de l'estuaire restent des lisières plutôt que des cœurs d'habitat. Ajoutez la petite taille des chasses privées, très morcelées : en Seine-Maritime, le lièvre se gère à plusieurs.
Plateau du Pays de Caux
Limons et grandes cultures : un milieu historique du lièvre, dont la tranquillité se joue après la moisson.
Pays de Bray
Bocage herbager humide : des gîtes dans les prés, des fonds mouillés à éviter.
Vallées de la Seine et de la Bresle
Coteaux boisés et prairies inondables : le lièvre y reste en bordure, sur les terrains sains.
PG2 : le plan lièvre de la fédération de Seine-Maritime
La Fédération départementale des chasseurs de la Seine-Maritime, à Belleville-en-Caux, a fait du lièvre une priorité de longue date. Son schéma départemental de gestion cynégétique 2023-2029 rappelle un premier plan de chasse expérimental dans les années 1980, au sud de Dieppe, généralisé ensuite à tout le département. Le plan de gestion de niveau 2 (PG2) y est maintenu : attributions par secteur de gestion, marquage des lièvres prélevés, déclaration des prélèvements, comptages par battue à blanc et indices kilométriques nocturnes. Surtout, le schéma écrit qu'il n'est pas techniquement possible d'organiser des opérations de repeuplement et de renforcement du lièvre, et que seule la gestion des populations naturelles par le plan de gestion est envisageable.
Ce que cela veut dire pour un projet en Seine-Maritime
Nous préférons le dire franchement : dans ce département, la fédération ne compte pas sur des apports de lièvres, et nous ne vous pousserons pas à commander contre l'avis de votre secteur de gestion. Si vous gardez un projet, il se discute d'abord avec la fédération et la DDTM, avant toute commande. Les deux filières GIBIS, levraut de France élevé à Chatte ou lièvre de capture d'Europe centrale, et notre guide de la remise en nature du lièvre vous aideront à poser les bonnes questions.
Questions fréquentes
Pourquoi la fédération de Seine-Maritime écarte-t-elle le renforcement du lièvre ?
GIBIS livre-t-il quand même en Normandie ?
Voir aussi
Une question sur le lièvre en Seine-Maritime ?
Pré-réservations et acomptes pour la saison 2026-2027 : à partir du 15 novembre 2026. Appelez-nous avant tout projet : nous regarderons avec vous ce que permet votre secteur.